Erard Londres no. 2729 ?

N.B. les numérotations des fabriques Erard de Londres et de Paris sont indépendantes. Les tables de correspondance usuelles (le Musician's Piano Atlas de S. K. Taylor, Pierce Piano Atlas, etc.) donnent les correspondances numéros-année plutôt pour les Erard français après 1810 - 1820 mais m'ont l'air de tout mélanger avant.

Je retranscris le message (reçu le 31 janvier 2001) de Alberto Galindo Udaeta:

Want to sell a historic ERARD grand piano. This piano has a serial number 2729 located in seven places: in the left side of soundboard, in the back of the case, in the cover support, in the book holder and three more in the back of keyslip and the keyframe. It has two pedals, 50 white keys and 35 black keys . Size 8 5" long and 56" widness. The section of tuning pins is rectangular. In the plate of the maker one can read:

ERARD

Paten Harp and Piano forte Makers

to the QUEEN

No. 18 Great Malborough Street

London

This piano was constructed around 1840 and the dedicatory is to the Victory Queen. Curiosly one of the plate ribs has stamped a crown.

This grand piano needs some work restoration but general figure it's good. Besides the Cochabamba climate is temperate during the year. The humidity mean is 45%.

See photos.

Alberto Galindo U.

P.O.box 1021

Telph. 5914281999

E-Mail: algaud@hotmail.com algaud@yahoo.com

(fin de citation)

Grâce au petit Larousse illustré 2001 (qui place le bon Leonid B. à côté de Jacques Brel, mais dont je signale la qualité cartographique) j'apprends que Cochabamba est une ville importante de Bolivie, à environ 2500m d'altitude. La numérotation des Erard de Londres est différente de celle des Erard de Paris et je n'ai hélas pas de table de correspondance numéros-années pour les Erard anglais (ceci peut être entendu comme un appel au peuple...). D'après les images je dirais qu'il date d'entre 1840 et 1860 mais je peux me tromper, L'étendue serait un indice intéressant, ainsi que la mécanique (simple ou double échappement). L'objet est imposant (8'5" = 256 cm). La 2ème photo montre la couronne gravée sur l'une des barres de renfort métalliques, probablement la marque de la fonderie ou le sceau d'un maître-ouvrier. G.A. Osborne qui a signé sur le côté gauche du sommier, est-il le même, ou un restaurateur postérieur, ou encore un pianiste connu de l'époque comme cela se faisait ? En tout cas la disposition intérieure du sommier, la manière dont le numéro est gravé sont assez typiques de la facture londonienne de cette époque.